SECTEURS — NOTAIRES

Un accès compromis chez vous ouvre bien plus qu’un dossier.

CE QUE VOUS DÉTENEZ

Une étude concentre le patrimoine de ses clients.

Actes authentiques, compromis de vente, successions en cours, contrats de mariage, statuts de sociétés, procurations. Une étude notariale détient ce que les familles et les entreprises ont de plus structurant — et le sait souvent avant les intéressés eux-mêmes.

S’y ajoutent les fonds de tiers. À tout moment, une étude gère des sommes qui ne lui appartiennent pas : prix de vente d’un bien, droits de succession, provisions. Des montants qui se comptent régulièrement en centaines de milliers d’euros.

Et les accès qui vont avec : registres centraux, plateformes administratives, comptes de tiers, outils de signature.

Cette concentration fait d’une étude une cible dont le rendement dépasse largement sa taille.

POURQUOI LES ÉTUDES SONT VISÉES

Vous êtes perçu comme un point d’accès aux patrimoines.

Peu de professions manipulent des virements de cette ampleur. Et surtout, vos clients s’attendent à recevoir des instructions de paiement de votre part : entre un compromis et un acte, personne ne s’étonne d’un message qui parle de coordonnées bancaires.

Un attaquant n’a pas besoin de connaître la date exacte. Il lui suffit que la demande paraisse normale.

S’ajoute votre autorité. Un message venu d’une étude notariale n’est pas questionné de la même manière qu’un autre : vous êtes celui qui détient la version officielle, celui dont la parole fait foi. Une instruction venue de vous est suivie.

Enfin, la temporalité vous expose. Entre le compromis et l’acte, les échanges s’accélèrent, les pièces circulent, les délais pressent. C’est exactement à ce moment qu’une demande inhabituelle passe sans être vérifiée.

CE QUE LA LOI VOUS IMPOSE

Votre secret professionnel est absolu.

Le notaire ne peut divulguer à des tiers rien de ce qui vient à sa connaissance en raison de ses fonctions, sauf autorisation particulière de la loi. Sa violation relève de l’article 458 du Code pénal, et engage la personne qui en est dépositaire — pas seulement l’étude.

Cette obligation s’étend à vos collaborateurs.

Le notariat dispose en outre d’un code de conduite propre au secteur, qui précise l’application du RGPD aux activités notariales. Les données que vous traitez sont couvertes par le secret professionnel, ce qui élève le niveau d’exigence plutôt qu’il ne l’allège.

S’y ajoute un effet dont on parle peu. La lutte contre le blanchiment vous impose d’identifier vos clients, de vérifier l’origine des fonds, et de conserver ces éléments pendant des années : copies de pièces d’identité, justificatifs patrimoniaux, documents bancaires. La loi vous oblige donc à constituer et à garder précisément ce qu’un attaquant cherche à obtenir.

Aucun de ces textes ne vous dit quelles mesures techniques adopter. Tous supposent que vous empêchiez les accès non autorisés.

CE QUI ARRIVE CONCRÈTEMENT

Trois scénarios que nous voyons passer.

Le virement détourné

Quelques jours avant la signature, l’acheteur reçoit un message reprenant vos références de dossier et annonçant un changement de compte. Le montant part sur un autre IBAN. Il ne revient pas.

Le dossier revendu

Une succession en cours, un projet de cession, une valeur patrimoniale. Ces informations valent cher pour qui veut approcher les héritiers, contester un partage ou faire pression.

L’identité usurpée

Vos coordonnées, votre en-tête, votre numéro de dossier servent à écrire à vos clients. Ils répondent, parce qu’ils croient répondre à leur notaire.

Dans les trois cas, votre étude n’a pas été forcée. Ce sont vos informations qui ont servi contre vous.

Un pare-feu empêche d’entrer. Il ne dit rien de ce qui est déjà sorti, ni de l’usage qu’on en fait dehors.

CE QUE NOUS DÉTECTONS

Nous surveillons ce que vous ne voyez pas.

Notre surveillance continue cherche tout ce qui, en dehors de vos murs, permettrait de se faire passer pour votre étude ou d’entrer dans vos outils.

Les identifiants de vos notaires et collaborateurs. Les accès à votre logiciel notarial, aux registres centraux et aux plateformes administratives — y compris celles que vous n’hébergez pas vous-même, car lorsqu’un éditeur est attaqué, ce sont les identifiants de ses études clientes qui circulent. Les adresses professionnelles de l’étude, qui servent à écrire à vos clients en votre nom.

Pour chaque menace : d’où elle vient, depuis quand elle circule, quelle porte elle ouvre, et ce qu’il faut corriger en priorité.

Ce travail d’analyse produit une marche à suivre, pas une liste d’alertes. Nous indiquons l’objectif à atteindre ; la manière reste à charge de votre équipe technique, qui connaît votre environnement mieux que nous. Rien à installer, aucun accès à vos systèmes. Nous échangeons sur votre périmètre et sur la formule adaptée à votre étude, et la surveillance démarre.

CE QUE ÇA CHANGE AU QUOTIDIEN

Une posture que vous pouvez montrer.

Sur les virements

Savoir qu’une adresse de l’étude circule, c’est pouvoir renforcer la vérification des coordonnées bancaires au moment précis où une tentative devient probable.

Sur la responsabilité disciplinaire

Votre chambre appréciera ce que vous aviez mis en place, pas seulement ce qui est arrivé. Une surveillance active et datée est plus qu’une déclaration d’intention.

Sur les fonds de tiers

Les assureurs regardent de près les professions où transitent des sommes qui ne leur appartiennent pas. Ce que vous surveillez pèse dans l’évaluation du risque.

Sur vos collaborateurs

Le secret professionnel s’étend à eux, et vous en répondez. Un constat réel sur un poste identifié rend la conversation concrète et beaucoup plus impactante avec votre collaborateur.

QUESTIONS FRÉQUENTES

Ce que les études nous demandent.

Comment un faux IBAN peut-il atteindre mes clients ?
Rarement par une intrusion spectaculaire. Le plus souvent, l’attaquant dispose d’un accès valide : une adresse professionnelle de l’étude, ou un identifiant sur la plateforme où sont enregistrées les coordonnées bancaires. Il lui suffit alors de modifier un IBAN à la source. Les courriers et décomptes générés ensuite reprennent le faux compte automatiquement, sans que personne ne le revérifie. Nous surveillons précisément ces accès : les identifiants de votre étude et de vos collaborateurs qui se retrouvent en circulation.
Le réseau sécurisé du notariat ne suffit-il pas ?
Il sécurise vos échanges et vos connexions professionnelles, ce qui est essentiel. Mais il ne voit pas ce qui a quitté votre étude par un autre chemin — un poste personnel contaminé, une fuite chez un éditeur, une adresse en circulation. Les deux mesures de sécurité sont complémentaires.
Que se passe-t-il si un virement est détourné à cause d’une fuite ?
Au-delà du préjudice pour le client, la question de votre diligence se posera : aviez-vous des raisons de savoir, et qu’aviez-vous mis en place ? Une surveillance documentée et antérieure aux faits change la nature de cette discussion.
Le secret professionnel couvre-t-il mes collaborateurs ?
Oui, et vous en répondez. C’est pourquoi nous identifions, quand les éléments le permettent, le poste depuis lequel une donnée a été prélevée — y compris lorsqu’il s’agit d’un ordinateur personnel utilisé pour le professionnel par exemple.
Faut-il prévenir un client dont les données ont fuité ?
Le RGPD impose de notifier certaines violations à l’autorité, et parfois aux personnes concernées. Pour décider, il faut savoir ce qui a fuité, quand, et ce que cela permet. Ce sont exactement les éléments que nous établissons. Voir notre page conformité.
Erawyps nécessite-t-il une installation dans l’étude ?
Non. Nous travaillons uniquement depuis l’extérieur : aucun agent, aucun accès à vos systèmes, aucune intervention de votre informaticien.
Erawyps est-il accessible pour une petite étude ?
Oui. Notre modèle est construit pour des structures aux budgets contraints, et votre formule suit votre niveau de risque réel. Le détail figure sur la page parcours client.